Loi du “Grenelle de l’environnement”

20 juillet 2008 par ps47

slogan.jpg
LES DEPUTES DE LA MAJORITE PREPARENT LEUR ASSAUT CONTRE LA LOI DU “GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT”

“Ils sont remontés comme des “pendules”. C’est ce que racontent à la fois les deux ministres de l’écologie et quelques parlementaires de la majorité favorables à la traduction des “accords” de Grenelle par une loi. Et c’est ce que confirment plusieurs députés socialistes, très inquiets de ce qui va se passer. En cause, un texte présenté il y a quelques semaines par Jean-Louis Borloo, à l’examen au Conseil Economique et Social. en attendant de venir devant le parlement ce mois de Juillet.

La majorité des députés de la majorité est décidée à tailler en pièces, à réduire en charpie un texte qui, pourtant, ne met essentiellement en avant que tout ce qui peut procurer des bénéfices aux ténors du BTP, c’est-à-dire l’isolation des logements. Autrement dit, le reste n’ayant pas d’importance (la trame verte, les réserves naturelles, la limitation des constructions d’autoroute, la diminution des produits chimiques en agriculture, le bio, la question des déchets, etc.), les Français vont être priés, moyennant quelques crédits d’imôts dérisoires, de payer la lutte contre l’émission des gazà effet de serre et tous les gaspillages imposés par la conception de leurs logements. Y compris ceux des maisons “Borloo” et “Boutin” qui fonctionnent toutes (quand elles existent) à l’électricité. Les bénéfices seront engrangés par les industriels du bâtiment.
Comme il leur faudra avaler sans discuter la réforme constitutionnelle qui ne leur plait pourtant guère, les parlementaires de la majorité vont se venger sur l’écologie.
Ils ont commencé avec la loi sur les OGM en tous poits coformes aux souhaits de Monsanto, du GNIS et consorts, lesquels multiplient les déjeuners somptueux au restaurant de Luxe et des Champs-Elysées le Doyen et les informations distillées par un officine de propagande, Amos prospective, soutenue par le Sénateur UMP (de la Manche) et vétérinaire Jean Bizet “porte-parole” des multinationales de l’agro-alimentaire et fils du député (de la Manche) Emile Bizet également vétérinaire, qui occupa les mêmes fonctions de pression dans les années 70/80 pour tenter s’imposer les viandes dopées aux hormones et toutes les demandes du lobby agricole.
Comme quoi la malhonnêteté politique et intellectuelle est “génétiquement” transmissible. Surtout quand c’est financièrement intéressant…

Ségolène Royal : “Venez voter Dimanche prochain”

12 juin 2007 par ps47

sego10juin.gif

Déclaration de François Hollande - 1er Tour de l’élection législative

12 juin 2007 par ps47

hollande.jpgLes Français ne se sont guère mobilisés pour ce premier tour des élections législatives. Beaucoup, sans doute, pensaient qu’après l’élection présidentielle tout était joué, et qu’il n’y avait pas d’enjeu pour ce scrutin.
Nous voulons dire qu’il y a un enjeu, qu’il y a encore un enjeu pour le second tour des élections législatives.

La droite avait tout intérêt à démobiliser les Français, à laisser penser qu’en définitive, il n’y avait même pas besoin d’aller voter.
Ce sont souvent les jeunes et les catégories populaires qui sont les plus vulnérables à l’abstention. Cela s’est vérifié ce dimanche.

Aujourd’hui, le Parti socialiste et la gauche font un résultat certes honorable pour le Parti socialiste, mais pas suffisant au niveau de la gauche pour nous permettre d’être majoritaires à l’Assemblée nationale.

Toute la question est de savoir, maintenant que l’UMP peut prétendre à la majorité au soir de ce premier tour, si cette majorité sera ample ou pas, si elle sera contenue ou pas.
Tout va dépendre, maintenant, de deux éléments essentiels :

• Le premier est la participation au scrutin dimanche prochain : tous ceux qui veulent qu’aucun parti ne puisse contrôler l’Assemblée nationale à lui seul, tous ceux qui craignent que sur le droit du travail, la protection sociale, les services publics, des principes essentiels ne soient remis en cause, tous ceux qui refusent que des cadeaux fiscaux soient accordés à quelques-uns et la TVA ou les prélèvements imposés à tous, que tous ceux-là viennent voter dimanche prochain.

• Le deuxième élément essentiel pour ce que sera l’avenir de notre pays pour les cinq ans qui viennent, au-delà donc de la participation, c’est le rassemblement. Le rassemblement de toute la gauche, le rassemblement de tous les républicains, le rassemblement de tous ceux qui sont mobilisés, attachés aux valeurs essentielles de la République : l’impartialité de l’Etat, le pluralisme des opinions au sein même de l’Assemblée nationale, la liberté de la presse, la laïcité… Toutes ces valeurs sont, maintenant, en cause si nous n’assurons pas une représentation de la gauche à un niveau élevé.

Il y a des majorités écrasantes qui écrasent, des partis dominants qui dominent, des pouvoirs absolus qui gouvernent de façon absolue.
Voilà l’enjeu de ce second tour des élections législatives.
Il faut avoir de l’équilibre, il faut avoir de la mesure, il faut avoir le sens du progrès. La France a besoin de la gauche et la gauche doit être au rendez-vous. Elle assurera par sa présence à l’Assemblée nationale l’équilibre, la retenue, le sens de l’intérêt général, les valeurs républicaines.

Je lance donc ce soir un appel pour que tous les électeurs, conscients de cet enjeu, viennent le 17 juin voter pour que la France soit gouvernée par des principes et par l’intérêt général.
Le moment est important et, même si ce soir je pourrais souligner que le Parti socialiste fait près de 29 %, c’est-à-dire mieux qu’en 2002, je veux ici dire que 40 % d’abstention, c’est trop, c’est trop par rapport à l’enjeu lui-même.
Il faut donc venir voter le 17 juin, venir voter pour des députés de gauche et ensuite, la gauche pourra être utile au pays, faire son travail de renouvellement, de rénovation et de refondation. Elle le fera rassemblée.

François Hollande

De l’avenir de notre démocratie

12 juin 2007 par ps47

hebdoNous arrivons au terme de la campagne du 1er tour des élections législatives. Je veux saluer l’ensemble des 577 candidats du Parti socialiste, ou soutenus par lui, qui sont allés à la rencontre des Français pour les convaincre de l’enjeu et les appeler à voter.

Car, le premier défi, c’est celui de la participation électorale. Depuis le 6 mai, tout est fait à droite pour décourager le vote et déstabiliser la gauche. Et pourtant, avec les élections législatives, il s’agit de décider de la politique de la France pour les cinq prochaines années.
Il s’agit aussi de sanctionner une majorité sortante qui a échoué : croissance la plus faible, chômage qui ne baisse que dans les statistiques, pouvoir d’achat en berne, comptes sociaux dégradés, dette publique record, montée de l’insécurité. Nous sommes devant un choix de société : la majorité UMP propose un État minimal dont la seule ambition est de laisser chacun face à son destin. Ainsi doivent se lire le recours aux heures supplémentaires pour travailler plus,la fin de la carte scolaire, l’instauration des franchises santé, la privatisation des services publics, la suppression de l’impôt sur les successions. À chacun selon sa fortune !

Face à ce projet, nous opposons une conception de la société où chacun peut avoir la chance de réussir sa vie, mais pas au détriment de celle de son voisin, où la prospérité se fait avec le travail de tous, où la solidarité n’est pas une charge,mais un investissement,où l’éducation est plus qu’un droit individuel, un devoir collectif.

La présidentialisation du régime qu’engage Nicolas Sarkozy nous place devant un autre défi qu’il nous faut relever : l’équilibre des institutions, le pluralisme et la juste représentation des sensibilités politiques au sein de l’Assemblée nationale. La droite veut tout décider, tout contrôler, tout dominer. Nicolas Sarkozy veut, pendant cinq ans, avoir les mains libres pour poursuivre et aggraver la politique menée depuis 2002.La gauche doit être la plus forte possible,non pour elle-même, mais pour protéger les Français et défendre une conception de la République fondée sur l’impartialité de l’État la laïcité et l’équilibre des pouvoirs.

Le vote du 10 juin décidera de l’avenir même de notre démocratie.

François Hollande
Premier Secrétaire du PS

Les dérapages inquiétants de François Fillon

11 juin 2007 par ps47

Le nouveau Premier ministre a une réputation d’homme pondéré, inspiré par la tradition de «gaullisme social», dont Philippe Seguin incarnait l’héritage il y a quelques années.francois_fillon.gif
Cette réputation est largement usurpée tant sur la pondération et la mesure, que sur l’inspiration «sociale».
Les propos qu’il a tenus lors du meeting de l’UMP le 4 juin à Lyon en sont une parfaite illustration. Il a tout simplement accusé la gauche de ne plus «oser aimer la France». «Il faut rompre, pour rejeter l’imposture morale de cette gauche, qui joue à colinmaillard
avec l’Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales».
Cette déclaration sans nuance renvoie à des propos tenus à l’Assemblée nationale, le 2 octobre 2002, à l’occasion du débat parlementaire sur le temps de travail et les 35 heures.
Pour combattre l’idée selon laquelle la gauche serait à l’origine des conquêtes sociales et que la droite les combattrait toujours, il affirmait tout simplement : «C’est oublier le rôle que nous (la droite) avons joué dans la construction de notre système de protection sociale… C’est oublier le rôle et la responsabilité du Front populaire dans l’effondrement de la Nation française».
stop_fillon_petit.jpgCes dérapages verbaux traduisent l’état d’esprit d’une personne qui se croit tout permis, qui s’approprie le droit de réécrire l’Histoire, qui est prêt à toutes les arrogances pour stigmatiser tous les acquis sociaux et pour accuser et culpabiliser les Français d’en bénéficier.
Le 1er juin dernier, François Fillon a réagi aux dérapages des dépenses de santé constatés depuis le début de l’année en indiquant «quand on regarde les fraudes à la sécurité sociale, c’est à peu près le même montant que le déficit».
Le montant des fraudes varie entre 100 et 200 millions d’euros. C’est toujours trop, mais c’est très en deçà des 2 milliards de dépenses de santé supplémentaires depuis le début de l’année.
C’est également très inférieur aux 2 milliards que se partageront les plus aisés avec le bouclier fiscal.
En attendant, tous les propos de François Fillon sont révélateurs d’une politique de droite qui sera très dure et sans complexe.
Les députés socialistes doivent être le plus nombreux possible à l’Assemblé nationale. A défaut le quinquennat sera lourd de conséquences pour la vie quotidienne des Français.

PRESENTATION CRITIQUE ES PROPOSITIONS LEGISLATIVES DE L’UMP

29 mai 2007 par ps47

Le secrétariat aux études du Parti socialiste décrypte en profondeur le programme des élections législatives de l’UMP, pointant sur les contradictions et les incohérences d’un projet ouvertement libéral, miroir de la droite décomplexée que veut incarner Nicolas Sarkozy.

Télécharger le document en format PDF

Télécharger le document en rtf 

AGRICULTURE : DEPÔT DE BILAN POUR LE SOCIAL AGRICOLE, BERCY REGARDE AILLEURS !

29 mai 2007 par ps47

Le Parti socialiste demande au Président de la République de tenir ses engagements de soutenir les agriculteurs, soutien réaffirmé récemment dans le cadre des négociations de l’OMC. Il doit demander à son Ministre du Budget de revenir sur une décision récente de son Ministère. Tout récemment, ce dernier vient de confirmer à la Cour des comptes, son refus de se porter caution pour les garanties d’emprunt de la MSA (Mutualité sociale agricole).

Cette décision revient à déposer le bilan de tout le système de protection sociale agricole.

Le gouvernement De Villepin, en 2005 ,a profité du remplacement du BAPSA par le FFFIPSA (fonds de financement de la protection agricole) pour modifier le financement de ce régime et réduire son périmètre. Il a ainsi supprimé plusieurs sources de financement :0,7 point de TVA, contribution de solidarité des sociétés, droit de consommation des alcools et surtout la subvention de solidarité de l’Etat. Ce fonds est désormais financé par les taxes sur les tabacs et alcools qui sont en baisse en raison de la nouvelle loi sur le tabagisme. Ce “tour de passe-passe” a mis en déficit le FFIPSA dés la première année, pour atteindre prés de 6 milliards d’euros en 2006 .

Si le gouvernement actuel confirme son désengagement quant au cautionnement à l’encontre des prêts bancaires de la MSA pour équilibrer le FFIPSA, la faillite du système de protection sociale est programmée . Celle-ci mettrait en péril l’avenir non seulement de la MSA et de son réseau , mais aussi des 4 millions d’assurés et de leurs familles.

Communiqué de Germinal Peiro
Secrétaire national à l’agriculture

IMMOBILIER : DEFISCALISATION SANS CONTREPARTIE SOCIALE

29 mai 2007 par ps47

Alors que des millions de Français peinent à se loger et que le coût du loyer pèse de plus en plus dans leur budget, la première mesure du gouvernement en matière de logement  est dans la continuité de la politique menée depuis 2002 : la défiscalisation quelque soit le montant des revenus et sans contrepartie sociale.

En plus d’augmenter encore la dette de l’Etat, la déduction à hauteur de 20% des revenus des emprunts immobiliers entraînera nécessairement une nouvelle hausse des prix et de la spéculation immobilière.

Si des millions de Français aspirent à devenir propriétaires, ils n’en ont malheureusement pas les moyens. Ils attendent de ce nouveau gouvernement qu’il nous explique comment il compte faire pour réguler les loyers et enfin construire des logements privés à loyers abordables et des logements sociaux  équitablement répartis dans notre pays ? Seules ces dispositions peuvent permettre de faire baisser durablement le coût du logement, pour les locataires comme pour les propriétaires.

Dans son programme législatif, le Parti socialiste propose de construire 120 000 logements sociaux par an, d’engager un plan pour l’accès à la propriété et de lancer un effort accru de construction de logements intermédiaires, afin de créer une fluidité profitable à tous. Parallèlement, le parti socialiste s’engage à créer un service public de la caution et mettre en place un bouclier logement pour les familles modestes garantissant un budget logement toujours inférieur à 25 % des revenus.

Communiqué d’Annick Lepetit
Secrétaire nationale au Logement

UNIVERSITES : LA PRECIPITATION HASARDEUSE DU GOUVERNEMENT

29 mai 2007 par ps47

Le gouvernement Fillon vient d’annoncer le principe d’un débat parlementaire sur un projet de loi portant réforme de l’université dès le mois de juillet prochain, soit à l’occasion d’une éventuelle session extraordinaire du Parlement.

La méthode retenue paraît précipitée et hasardeuse. Elle n’est pas conforme à l’esprit de concertation et de négociation pourtant indispensables sur un tel dossier. Les organisations étudiantes et de jeunesse ont raison de manifester leur inquiétude et leur surprise.

Le Parti socialiste tient surtout à rappeler ses propositions en la matière, propositions soumises, à l’occasion des prochaines élections législatives, au vote des Français, seuls habilités à déterminer une majorité parlementaire dans les cinq ans à venir.

La réforme de l’université est en effet indispensable. Elle doit permettre en priorité de réduire drastiquement le taux d’échec en premier cycle universitaire et notamment en première année. Il faut mettre un terme à ce gâchis social, humain et financier.

Il s’agit d’autre part d’améliorer la condition étudiante et d’aller vers la négociation rapide et approfondie d’une allocation autonomie. Nous estimons enfin que tout doit être mis en œuvre pour affirmer le rapprochement entre la recherche et l’enseignement supérieur, de manière à remettre les universités au cœur de la  recherche.

Le tout devrait naturellement être précédé d’une négociation sérieuse, respectant les rythmes avec toutes les organisations étudiantes et syndicales concernées.
Communiqué de Yves Durand, Secrétaire national à la recherche et à l’enseignement supérieur,
et d’Alain Claeys, Responsable national à la recherche

Benoît HAMON :”L’été de tous les dangers”

29 mai 2007 par ps47

A l’occasion du point presse quotidien de campagne, Benoît Hamon est revenu sur la session parlementaire de cet été convoquée par le gouvernement qu’il considère comme celle de “tous les dangers pour les Français.” Il s’est également félicité du recul de Nicolas Sarkozy sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, “preuve d’engagements électoralistes qu’il ne tiendra pas.”
Voir la vidéo